Arrêt cardiaque...

Arrêt cardiaque...

Chaque année, environ 50 000 Français décèdent prématurément d’un arrêt cardiaque. Soit environ un arrêt cardiaque toutes les 10 minutes : dix fois plus que de tués sur la route. Et seuls 5 à 7 % des victimes d’arrêt cardiaque survivent.

Jusqu'à aujourd'hui, ces arrêts sont vécus comme une fatalité, laissant penser que rien ne peut prédire à court terme le risque d’arrêt cardiaque. Or, « plus de la moitié des patients qui meurent subitement auraient des signes avant-coureurs, ce qui laisserait largement le temps d'intervenir », rapporte une étude conduite par l’Inserm, l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (APHP) et l’université Paris Descartes.

Douleur, essoufflement, perte de connaissance

Eloi Marijon du Centre d’Expertise Mort Subite de l’hôpital européen Georges Pompidou (APHP), en collaboration avec le Cedars-Sinai Heart Institute (Los Angeles, Californie), a étudié précisément ce qui se passait dans les 4 semaines précédant la survenue d’un arrêt cardiaque. La douleur dans la poitrine était le symptôme le plus fréquent. Les autres signes d’alerte étaient l’essoufflement d’effort et les pertes de connaissance. Dans deux cas sur trois, les douleurs de la poitrine étaient symptomatiques d'un problème cardiaque, avec une douleur intense en étau. « Mais elles avaient été intermittentes jusqu'à la survenue de l'arrêt cardiaque. En revanche, lorsque c'était une difficulté pour respirer, elle démarrait quelques jours avant et était le plus souvent continue jusqu'à l'arrêt cardiaque », précise le Dr Marijon, chercheur de l'Inserm et cardiologue.

Consultez sans attendre

L’équipe a également analysé comment ces patients « répondaient » à ces symptômes et dans quelle mesure cela pouvait influencer le pronostic (la chance de survivre). Les résultats sont édifiants : seulement 19% de ces patients avec symptômes ont appelé les secours (l’équivalent du « 15 » en France).

Leçon ? Si vous présentez ce genre de symptômes, ne les ignorez pas. Consultez au plus vite. « Et surtout, ne perdez pas de temps », insiste l’auteur de l’étude.

Le 22  février 2016

 

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