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Journée mondiale de la maladie de Parkinson

77% des Français pensent que les personnes les plus touchées par la maladie sont les retraités. Un constat qui masque une réalité, et qui conduit à des préjugés et des idées reçues. Zoom.

Journée mondiale de la maladie de ParkinsonEncore trop souvent assimilée à une atteinte exclusivement liée au grand âge, la maladie de Parkinson et ses manifestations font l’objet d’une profonde méconnaissance et de préjugés qui nuisent à la qualité de vie et à la prise en charge des patients. Parfois minorés par l’entourage qui peine à les reconnaître et à les comprendre et/ou majorés par un monde professionnel défiant, parfois confondus avec des troubles cognitifs ou psychiatriques, les symptômes sont au cœur de nombre d’incompréhensions.

58 ans : l’âge moyen au diagnostic
Trop souvent, la maladie de Parkinson est perçue comme une pathologie ne concernant que les sujets très âgés. En réalité, la maladie se déclare en moyenne à la cinquantaine et touche même, dans 10 % des cas, des sujets âgés de moins de 45 ans ! Un préjugé auquel se confronte régulièrement le professeur Philippe Damier, neurologue au CHU de Nantes et président du comité scientifique de France Parkinson, lors de l’annonce diagnostique : « Lorsque l’on apprend à un patient qui n’a pas 50 ans qu’il a la maladie de Parkinson, c’est l’incrédulité qui prédomine. Les gens sont en effet persuadés que cette maladie ne touche que les personnes âgées, voire très âgées. Pourtant les chiffres sont sans appel : la moyenne d’âge des patients atteints lors du diagnostic n’est que de 58 ans. On imagine bien que ce premier malentendu rend l’acceptation de la maladie, aussi bien par le patient que par son entourage, particulièrement délicate. »

Une maladie complexe
La maladie de Parkinson est fréquemment associée à un seul et unique symptôme moteur, le tremblement. Une vision éloignée de la réalité, comme le rappelle le professeur Philippe Damier : « Les tremblements ne sont ni les symptômes systématiques, ni les symptômes exclusifs de la maladie. Les présentations de la maladie de Parkinson sont extrêmement variables d’un patient à l’autre, certaines formes s’accompagnant de tremblements, d’autres de maladresse gestuelle, de raideurs dans les articulations, d’autres encore de troubles de la marche, de blocages, de troubles intestinaux… Ces symptômes pouvant se cumuler et s’accompagnant de douleurs. Chaque patient a une présentation de la maladie qui lui est propre et qui varie au fil des années. Le « maître symptôme », celui qui sera toujoursprésent, n’est pas le tremblement mais bien une difficulté d’exécutiondes gestes que nous appelons, en termes médicaux, l’akinésie. »

La place de l’activité physique
Avec la maladie de Parkinson, les activités physiques quotidiennes ont tendance à se réduire. Cela est d’autant plus marqué avec l’avancement en âge, en cas de maladie sévère, de difficultés de marche mais aussi de fatigue, de dépression ou d’apathie. Or, la sédentarité et l’inactivité physique exposent à un risque accru de maladies cardio-vasculaires, de diabète, d’ostéoporose…
« Au cours de la maladie, l’activité physique permet de diminuer le risque de chute, d’améliorer les performances motrices, cognitives et la qualité de vie, rappelle l’association France Parkinson. L’activité physique a donc toute sa place dans le traitement de la maladie, au même titre que les traitements médicamenteux, chirurgicaux ou la rééducation. »

11 avril 2018

Source : Association France parkinson

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